Yoga en milieu carcéral : se recentrer sur l’instant présent

JPEG - 95.7 ko

"Rien ne semble plus éloigné du yoga, synonyme de bien-être et de détente, que la prison où règnent dureté et violence", affirmait Michel Vaujour (1), ex-braqueur incarcéré pendant 27 années, dont 17 années en isolement. Alors, pourquoi enseigner le yoga en prison (2), et à quoi cela sert-il ? Virginie Domain et Claire Arthus-Champon (3), professeurs de Yoga IYENGAR® à Gap (05) et La Buisse (38), ont accepté de partager avec l’AFYI leur expérience à la Maison d’arrêt de Gap et de Grenoble-Varces. Les propos sont recueillis par Rita Sabah.

Qu’est-ce qui vous a poussées à enseigner le yoga en milieu carcéral ?

Claire Arthus-Champon : Des années de pratique du yoga ont fait émerger la nécessité de partager ce qui m’a été transmis par les enseignants rencontrés sur ce chemin, et donc de m’engager dans une formation. Des années d’enseignement, et de pratique bien sûr, ouvrant de nouveaux espaces intérieurs, m’ont conduite à la certitude que nous, professeurs de yoga, avons quelque chose à apporter à des personnes pour lesquelles l’espace est un manque. J’avais donc en tête d’essayer d’apporter un jour quelque chose à ce public mis à l’écart de la société.

La première fois que je suis allée à la Maison d’arrêt de Grenoble-Varces, les hommes m’ont dit leur étonnement que je m’intéresse à eux, non pas moi personnellement, mais en tant que personne n’ayant rien à voir avec ce milieu-là. Certains disent que nous sommes comme des gouttes de lumière dans leur univers physique et mental si sombre… Attention toutefois à ne pas idéaliser le yoga en prison, car, dans cet isolement, toute activité venant de l’extérieur est la bienvenue. Mais le yoga, au travers de l’action et des sensations, permet d’impliquer le corps et le mental comme une porte ouverte vers plus de conscience, vers cette humanité profonde au cœur de chacun de nous. Pour intervenir en détention, il est à mon avis nécessaire de savoir improviser, de faire abstraction du bruit, et bien sûr… de ne pas être claustrophobe.

JPEG - 55 ko

Virginie Domain : Dès l’enfance, j’ai compris que l’histoire du monde, l’histoire des hommes n’est pas faite de blabla et de grands textes dans des ouvrages, mais que ce sont les gens qui font l’histoire de l’humanité, dans leurs choix, dans leurs actes de chaque instant. Aussi, ce n’est pas un hasard si une des personnes qui venaient à mon cours, une greffière de Gap, m’a lancé un jour : « Pourquoi tu ne proposes pas des cours à la prison ? » Puis, quelques jours plus tard, après le visionnage du magnifique film de Stéphane Haskell Breathe, cette question m’est revenue, comme une évidence. À partir de là, j’ai décidé d’écrire une lettre spontanée au Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP), comme une bouteille à la mer.

En détention, il n’y a ni jardins, ni fleurs… un bout de ciel bleu pendant la promenade, et encore. À l’intérieur, tout est gris, métallique, sale, vétuste. Rien ne semble respirer dans ce lieu et pourtant il s’en dégage un parfum : celui de la souffrance. Les conditions de détention confrontent la personne à un espace de vie réduit dans lequel le corps, le cerveau, le cœur s’atrophient un peu plus chaque jour. La personne perd sa liberté, mais aussi l’estime de soi. Enseigner l’art du yoga sur un tel constat prend tout son sens.

Quelles sont les démarches à effectuer pour enseigner le yoga en milieu pénitentiaire ?

Claire Arthus-Champon : À la Maison d’Arrêt de Grenoble-Varces, les cours de yoga entrent dans le cadre d’actes de prévention et d’éducation à la santé, en lien avec le CHU. D’après ce qui m’a été précisé par le coordinateur des projets en prévention et promotion de la santé, la proposition de cours de yoga dans un établissement pénitentiaire peut être adressée à deux destinataires différents, chacun étant en position de donner suite à une proposition de cette nature : la direction de l’établissement pénitentiaire, et le médecin responsable de l’unité sanitaire (USN).

Il faut donc faire une proposition simultanée à ces deux interlocuteurs, avec un argumentaire orienté « relaxation – santé » : même si les choses évoluent depuis quelques années, le terme « yoga » est encore souvent évité, en raison d’une connotation « religieuse » pour certaines personnes, tant du côté de l’administration pénitentiaire que du côté des détenus. On peut aussi faire une proposition de cours de yoga au SPIP.

Virginie Domain : Il faut s’adresser au SPIP , dont la mission est de préparer la réinsertion des détenus dans la société, et de réduire ainsi les risques de récidive. Le mieux est de rédiger un courrier avec ses motivations à l’attention de la personne chargée des activités et animations au sein du SPIP. Je suis d’ailleurs en train de mettre en place un « tuto » pour expliquer comment procéder.

Comment les détenus sont-ils informés de l’existence de ces cours de yoga, et qu’est-ce qui les motive à y participer ?

JPEG - 54.7 ko

Claire Arthus-Champon : À Grenoble, ils sont informés par les USN – infirmerie, kiné, etc. –, ou directement par l’animateur promotion de la santé et prévention, qui est chargé de constituer les listes. Il arrive aussi qu’ils apprennent la possibilité de séances de yoga par d’autres détenus et qu’ils fassent alors une demande auprès de l’animateur. À ma connaissance, l’information est donnée aussi au moment de l’accueil le premier jour d’incarcération, mais elle passe mal à un moment où il y a tant de stress et d’informations à retenir.

Sortir de la cellule, voir des personnes extérieures, dont ils savent qu’elles ne les jugeront pas, rencontrer d’autres détenus pour échanger, bouger son corps, évacuer le stress, et même… faire du yoga (certains pratiquaient à l’extérieur) : toutes ces motivations existent ou coexistent, évoluent souvent au fil des semaines ou des mois, car les détenus découvrent pour la plupart une pratique dont ils ignoraient tout. Quelques-uns pratiquent en cellule, et il faut beaucoup de motivation pour cela, car tout est compliqué dans… 9 m2, bien souvent à deux dans cet espace réduit. Nous avons aussi eu des témoignages d’ex-détenus qui ont continué le yoga après leur retour dans la société.

Virginie Domain : À la Maison d’arrêt de Gap, les détenus sont en général informés des activités proposées dans leur établissement par le biais d’un bulletin, et il y a une affiche collée sur le mur du couloir qui mène à la cour intérieure. Ils peuvent déposer leur demande dans une boîte afin de s’inscrire, par exemple, une semaine à l’avance au cours du yoga. Ensuite, c’est à l’administration d’accepter et d’évaluer si les participants s’entendront, afin d’éviter d’éventuelles altercations. Si la personne n’est pas venue à deux cours successifs, elle est rayée de la liste. Les participants sont à chaque fois différents dans leurs attitudes, leurs émotions, leur « météo » intérieure.

La motivation de chacun est différente, certains en ressentent le besoin, car ils ont beaucoup de problèmes de dos, certains cherchent l’aspect détente ou méditatif, d’autres ont besoin de sortir de leur cellule, mais cela peut être aussi en vue d’une réduction supplémentaire de peine, qui peut être accordée si le détenu manifeste des efforts sérieux de réadaptation sociale en participant, par exemple, à une activité.

Dans quelles conditions enseignez-vous ? Pouvez-vous nous décrire les lieux de pratique ?

Claire Arthus-Champon : On ne rentre pas dans une prison comme dans une salle de yoga habituelle. Temps et espace en détention sont vécus très différemment, pour les détenus comme pour les intervenants. L’obtention d’une autorisation d’accès régulier en détention nécessite une démarche administrative qui peut prendre plusieurs semaines à plusieurs mois, assortie éventuellement d’une enquête de gendarmerie. Un Code de déontologie du service pénitentiaire encadre le comportement à avoir tant avec les détenus qu’avec l’administration (respect des consignes de sécurité, de la vie privée et de la situation pénale des détenus, etc.).

L’accès à la salle dédiée à la pratique prend un temps variable en raison des mesures de surveillance pour le passage des différents sas (9 portes à Grenoble). Une carte d’identité est bien sûr nécessaire, et je dois la déposer à l’accueil en échange d’une API (alarme portative individuelle), à porter en principe à la ceinture. Cet appareil déclenche une alarme s’il n’est plus en position verticale… impossible de pratiquer avec… Donc, je le dépose dès que j’ai atteint la salle pour ne le reprendre qu’à mon départ. Un certain nombre d’objets sont bien sûr interdits de séjour dans l’établissement : téléphone portable, appareil photo, etc., doivent rester à la maison.

À Grenoble, la salle que nous utilisons est relativement grande et peut accueillir aisément 15 personnes. Pas de fenêtres bien sûr, mais des claustras (ouvertures étroites verticales) qui laissent passer le froid extérieur et très peu de lumière du jour. Concernant le matériel, nous avons pu obtenir des tapis neufs il y a quelques mois grâce à un don de l’Union des enseignants de yoga de l’Isère, ainsi que des briques en mousse. Tout est conservé dans un placard verrouillé, car la salle a bien d’autres utilisations.

JPEG - 93.8 ko

Il n’est bien sûr pas question d’introduire des sangles. Et pour les couvertures, il serait « indécent » d’en disposer pour du yoga alors qu’il n’y en a pas suffisamment dans les cellules, faute de moyens dans cette prison où la surpopulation est chronique. Pas d’horaire très précis pour démarrer le cours, car il est compliqué de rassembler les personnes, qui arrivent de 3 étages, donc à des moments différents. En pratique, je les accueille au fur et à mesure (quelques paroles pour les saluer et savoir comment ils vont, demander aux nouveaux s’ils ont des problèmes de santé nécessitant des précautions), et on démarre dès qu’ils sont 3 ou 4, d’autres pouvant nous rejoindre par la suite. Il n’y a pas de surveillant dans la salle, mais l’animateur prévention et promotion de la santé est souvent présent pour pratiquer avec nous. Ou parfois un infirmier, qui fait aussi du yoga à l’extérieur.

Il arrive que je sois seule avec les détenus, ce qui n’a jusqu’à présent jamais posé problème. La porte de la salle est fermée à clé de l’extérieur par un surveillant quand il estime que plus personne ne rejoindra le groupe. La séance dure en principe 1h30. Le bruit fait partie de l’environnement permanent d’une prison, et on n’y échappe pas dans notre salle : portes métalliques des cellules et de la coursive, cris, voix fortes, quartier disciplinaire sous notre salle... J’en suis toujours frappée en arrivant, et puis quand le cours démarre, j’en fais totalement abstraction pour le percevoir à nouveau pendant le temps de Savasana.

En tant que femme dans un environnement d’hommes privés de liberté, donc aussi de contacts physiques, j’ai naturellement choisi de ne pas porter de short ni même de leggings, préférant mettre un pantalon large et souple. S’ils ont toujours été très respectueux avec moi, je ne tiens pas à susciter quoi que ce soit d’équivoque. Je pratique pieds nus bien sûr, mais eux gardent souvent leurs chaussettes… jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’en Vrksasana, on sent mieux le sol pieds nus, ou qu’en Prasarita padottanasana, on risque moins de faire le grand écart !

Les retours de chacun sur la séance sont aussi importants pour eux que pour moi. Pour une fois, ils sont entendus sans être « jugés », ni par moi ni par leurs codétenus, et partagent ainsi leurs fragilités et leurs forces. S’il m’arrive de le faire très occasionnellement en cours à l’extérieur, c’est devenu ici un temps apprécié par ces hommes qui ont le sentiment de ne pas être « entendus » par l’institution, par la société.

Virginie Domain : Sur Gap, les cours sont donnés en maison d’arrêt, lieu où la plupart des détenus sont en attente de jugement ou d’affectation. Cette incertitude sur leur avenir génère des tensions puissantes et de l’agitation. La maison d’arrêt de Gap est un petit établissement d’une trentaine de détenus, uniquement des hommes. Les locaux sont anciens et dégradés. Les prisonniers sont 2, voire 3, dans des cellules microscopiques. Les cours de yoga sont donnés dans une salle d’activités manuelles, pas franchement adaptée à la pratique du yoga (3 mètres de large sur à peine 6 de long). Je ne peux donc pas accueillir plus de 4 personnes.

Lorsque nous arrivons dans la salle, qui est toujours sale, les participants retournent les 4 tables l’une sur l’autre pour un gain de place (!), ainsi que les 6 chaises restantes. Il y a 2 armoires contre les murs, une mini-fenêtre qui donne sur l’espace promenade, mais obstruée par un rideau métallique fermé, qui laisse à peine passer la lumière du jour. Donc, nous nous contentons des 3 néons. Un détenu passe un coup de balai. Les gardiens ferment les portes à clé derrière eux. Une caméra de surveillance, un talkie-walkie et une alarme murale sont là. Vu ainsi, la situation semble étriquée, mais à certains moments, pendant le cours, cette salle devient un lieu qui n’appartient à aucun lieu. J’ai réussi à convaincre l’association de la prison d’investir dans l’achat de 5 tapis de yoga et c’est tout ! Ces tapis sont les uniques objets qui rappellent une salle de yoga classique, et nous les déroulons pour commencer notre pratique.

PNG - 51.3 ko

En quoi votre pratique en milieu pénitentiaire est-elle différente d’un cours classique de yoga Iyengar ?

Claire Arthus-Champon : Enseigner, c’est enseigner, quel que soit le public ! Une fois que le cours a débuté, j’oublie totalement l’environnement : je ne veux pas savoir pourquoi ces hommes sont enfermés ici, mais seulement les guider dans leur découverte du yoga. Montrer les postures, les faire avec eux, les laisser chercher, se rendre compte de leurs limitations, puis corriger par la voix, mais aussi par un contact physique « mesuré », se fait ici comme ailleurs.

En cours habituel, il faut bien sûr improviser non pas en fonction des personnes présentes, car chacun reste généralement sur le même niveau et horaire de cours, mais en fonction de l’énergie du groupe et des problèmes particuliers de chacun. En détention, c’est la même chose, mais toutes les difficultés sont vécues dans des proportions plus importantes, et il m’est difficile de décrire une séance type tant il faut réagir non seulement face au groupe présent, mais aussi aux circonstances : combien sont-ils ce jour-là ? plutôt en forme, ou plusieurs personnes avec des problèmes de santé ? la salle est-elle suffisamment chaude pour quelques postures allongées ? y a-t-il beaucoup de bruits extérieurs ? sont-ils capables de concentration dans une posture ou ont-ils besoin de mouvement ?

Voici par exemple le déroulé de ma dernière séance : une assise en Svastikasana (sur une brique) ou Vajrasana afin de se recentrer, en silence et les yeux clos, mais sans chanter le Ôm ni l’invocation à Patanjali. Tadasana et travail des bras, pour délier la ceinture scapulaire. Vrksasana, car tout équilibre est difficile pour eux. Trikonasana, Virabhadrasana 2 et Parsvakonasana : chaque posture d’abord dans le mouvement plusieurs fois pour entrer/sortir de la posture, avant d’y rester le temps de quelques respirations. Parsvottanasana dans le mouvement aussi, mains sur les hanches, puis dos concave. Prasarita padottanasana, dos concave puis en étirant les bras en avant. Uttanasana ou Ardha uttanasana, selon le dos de chacun. Dandasana (assis sur la brique) et Padangusthasana en Dandasana. Bharadvajasana 1 simplifiée. Supta samasthiti + Urdhva hastasana. Eka pada supta pavana muktasana, Dvi pada supta pavana muktasana, Chatush padasana en dynamique / Salamba sarvangasana sans support pour ceux qui pratiquent déjà cette posture.

Setu bandha sarvangasana avec le sacrum sur la brique (jambes fléchies, car la posture n’est pas totalement stable sur les briques en mousse) et une attention sur la respiration dans l’ouverture de poitrine. Ardha jathara parivartanasana dans le mouvement, coordonné avec la respiration, puis Savasana. Écoute et partage de la parole de ceux qui le souhaitent sur ce qu’ils ont visualisé dans le Savasana, et ce temps se prolonge souvent sur des échanges autour de la pratique du yoga en général.

Virginie Domain : La régularité est assez rare du fait du lieu (maison d’arrêt). Il est donc difficile de voir une réelle évolution, ce qui me donne la chance d’inscrire ma pédagogie dans l’instant et son impermanence et d’y développer une pratique plus intuitive, basée sur la confiance dans l’enseignement du yoga Iyengar qui m’est transmis. Les corps sont différents et se côtoient un peu comme dans un cours plus classique, mais bien souvent, on voit des corps qui ne tiennent pas en place, des corps inertes, malades, ultra musclés, chétifs, inhabités, sportifs, atrophiés, jeunes, sur le déclin.

De ce fait, le cours est à l’image de ces corps, à chaque fois différent lui aussi. Certaines personnes vont spontanément au début du cours dire à haute voix ce qu’elles ressentent, avoir des mouvements chaotiques, un déséquilibre postural important lié à un traitement médicamenteux. Ainsi, nous pouvons commencer assis sur le tapis ou sur une chaise ou debout en Tadasana. Le cours peut se poursuivre par une série de postures debout prises de façon dynamique pour redonner de l’élan aux corps inertes et fatigués, ou nous pouvons travailler sur les équilibres et l’ancrage comme avec Vrsksasana, ou par Savasana pour continuer sur une série plus tranquille en utilisant les supports des chaises, bout de tables, mur, lavabo. Le cours exige d’agir aussi en fonction de mon cœur, de ma sensibilité à l’instant et non plus en fonction d’une série de postures traditionnelle, linéaire.

Je privilégie toujours en fin de cours des pauses de retour au calme comme Uttanasana dos contre le mur avec les jambes pliées, Prasarita Padasana jambes contre le mur, puis un long Savasana, mollets supportés par une chaise ou totalement au sol… Comme le lieu est constamment baigné de bruits très angoissants, j’utilise aussi le son d’un bol tibétain, qui permet de faire vibrer ce Savasana un peu plus encore de l’intérieur. « There is a crack, a crack in everything… that’s how the light gets in », chante Léonard Cohen, et c’est à cet instant-là, à la fin du cours, lorsque les élèves roulent leurs tapis que, spontanément, ils témoignent de leur ressenti. C’est un moment court, mais si privilégié. Un moment des plus touchants, de total abandon.

Puis les gardiens arrivent avec leur cortège de bruits. Je retourne ensuite auprès du service administratif pour déposer la fiche de service des présents, récupère mes affaires à l’entrée dans un casier, et je quitte les lieux. Les quelques pas déroulés à l’extérieur de l’établissement sont comme des instants suspendus, durant lesquels je prends conscience à quel point vouloir de tout cœur la paix dans le monde n’est qu’une douce illusion tant que nous ne nous sommes pas connectés à cet endroit pacifique, au cœur de notre cœur.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE YOGA EN PRISON
Yoga en Prison (YEP) : https://yogaenprison.org

(1) Michel Vaujour a été condamné à des peines d’emprisonnement pour plusieurs braquages. Au cours d’une de ses nombreuses tentatives d’évasion, il a été blessé d’une balle dans la tête et est devenu hémiplégique. Voir le livre de Michel Vaujour, Ma plus belle évasion, édité aux Presses de la Renaissance, 2005.

(2) Quand on parle de prison, il convient de faire la différence entre les différents établissements pénitentiaires : les maisons d’arrêt, qui accueillent en principe des prévenus et des condamnés purgeant une peine maximale de 2 ans (en pratique, ils peuvent y séjourner plus longtemps pour diverses raisons), les centres de détention qui accueillent les condamnés à plus de 2 ans ayant les meilleures perspectives de réinsertion, les maisons centrales qui reçoivent les prévenus et les condamnés les plus difficiles, avec un régime de détention essentiellement axé sur la sécurité, et les établissements pénitentiaires pour mineurs.

(3) Voir sur le blog de Claire Arthus-Champon, yoga-la-buisse.com, son carnet de voyage à la Maison d’arrêt de Grenoble-Varces.