Parole aux pratiquants : "Le Yoga Iyengar® m’a appris à distinguer les douleurs"

Emma, merci d’avoir accepté de partager ton expérience de pratiquante du yoga Iyengar®. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

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Je m’appelle Emma Lopez, j’ai 25 ans. Je suis chargée de projets dans l’association "Hacktiv", qui développe des sites internet solidaires en France auprès des collectivités territoriales. Je suis également bénévole dans deux associations :
• Endomind, dont les objectifs sont de mieux faire connaître l’endométriose, dont je souffre, et d’améliorer l’accompagnement et la prise en charge des malades le plus en amont possible ;
• ATD Quart Monde, qui lutte contre la grande pauvreté. J’y organise et anime des conférences.
J’ai grandi en Chine et ai vécu dans pas mal de pays, principalement le Canada, et la France. Une belle expérience d’ouverture sur l’autre, très riche en découvertes.

Peux-tu nous décrire ta rencontre avec le Yoga Iyengar® ?

J’ai découvert le yoga il y a 4 ans et je pratique le Yoga Iyengar® depuis 3 ans. Je pratiquais déjà le triathlon et la boxe avant de commencer le yoga. Dès les premiers cours de Hatha Yoga au Canada, j’ai apprécié les étirements et le fait de sentir que l’on se pose dans cette pratique du yoga.

En rentrant en France, j’ai découvert une salle de Yoga près de chez moi à Montrouge, avec des professeurs certifiés Iyengar®. Mon compagnon et moi avons décidé de faire un essai. Le 1er cours ne m’a pas vraiment plu ! Je l’avais trouvé très lent. Mais mon compagnon a adoré et m’a poussée à m’inscrire avec lui. Peu à peu, j’ai fini par apprécier la pratique. Par la suite, mon compagnon a arrêté pour se consacrer à ses sports de prédilection et c’est moi qui ai continué !

Durant les récentes périodes de confinement et de fermeture des salles, j’ai suivi beaucoup de cours sur Zoom. Cela m’a incitée à acheter mon propre matériel et à pratiquer sur une plus longue durée chez moi.

Est-ce que la pratique a modifié ton quotidien ? Si oui, comment ?

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J’évoquais au début de notre échange l’endométriose. C’est une maladie gynécologique qui touche 1 femme sur 10, qui provoque des lésions douloureuses et présente des risques d’infertilité si le diagnostic est posé tardivement. Les règles douloureuses sont l’une des manifestations les plus connues.

La pratique du Yoga Iyengar ® a apaisé mes douleurs liées à l’endométriose, grâce aux postures permettant de donner de l’espace dans le bas-ventre, notamment Supta Baddha Konasana, Viparita Karani.

La conscience acquise du corps fait du bien pendant la pratique et m’est également profitable d’une manière plus générale dans la vie. La prise de conscience des différents muscles m’a aussi permis de mieux m’étirer après mes entraînements.

Enfin, le yoga me permet d’équilibrer ou rééquilibrer l’ensemble du corps, et m’apporte également la tranquillité mentale. Pour quelqu’un comme moi qui suis hyper-active c’est excellent !

J’avais essayé la méditation avant de débuter le yoga et je n’y arrivais pas. Et en pratiquant le yoga, j’ai réalisé qu’en me concentrant sur mon corps pendant ou après la pratique, j’atteignais l’apaisement et le lâcher prise. C’est un vrai apprentissage du yoga, le lâcher prise. Quelle belle expérience !

Rencontres-tu ou as-tu rencontré des obstacles dans ta pratique ?

J’en ai rencontré deux principaux :
• une certaine impatience au début, face à la rigueur et l’approche très progressive ;
• les douleurs au ventre lors de l’apprentissage de certaines postures.

Au fur et à mesure, j’apprends à être guidée par la douleur et par les professeurs dans les postures. Les professeurs nous apportent une interprétation juste des douleurs, qui aident à se rassurer et à se corriger.

Le Yoga Iyengar® m’a appris à distinguer les douleurs qui semblent justes et celles qui semblent ne pas l’être.

Qu’est ce qui te touche particulièrement dans la pratique du YI ?

Trois principaux bénéfices que j’ai évoqués précédemment à savoir :
• le soulagement des douleurs dues l’endométriose,
• une attention plus fréquente à la posture,
• le calme mental.

Enfin, quelle est ta posture préférée ?

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Supta Baddha Konasana, pour le soulagement qu’elle m’apporte, mais aussi parce que c’est une posture de repos et qui favorise le calme mental. Quand nous la pratiquons à la fin des cours, je la perçois comme une invitation au repos qui permet de mieux ressentir les effets de la pratique.

Merci Emma pour ton témoignage !