Parole aux pratiquants : "Au centre de ma santé avec le Yoga Iyengar®"

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Franck Soupper est Pompier de Paris. A 51 ans, il connait son corps, ses trésors et certaines de ses faiblesses. Sa rencontre avec le Yoga Iyengar®, il y a près de quatre ans, lui permet aujourd’hui de porter un regard nouveau sur son schéma corporel. Dans cet entretien, il prend le temps de partager son parcours et les découvertes permises par la pratique du Yoga.

Franck, merci d’avoir accepté notre invitation, peux-tu nous parler de ta rencontre avec le Yoga Iyengar® ?
Bien sûr. Pendant plus de deux décennies, j’ai pratiqué beaucoup de sport, près de 10h par semaine : course à pied, vélo, randonnée etc. J’ai aussi pratiqué l’Aïkido pendant vingt ans et c’est au cours d’un stage à Thonon-les-Bains que j’ai entendu parler pour la première fois du Yoga Iyengar®. C’est mon enseignant qui m’en a parlé en fin de cours au détour d’une discussion. J’ai toujours été curieux d’explorer de nouveaux chemins et la compréhension profonde du corps évoquée ce jour m’a poussé à expérimenter le Yoga et je n’ai pas été déçu.

Est-ce que la pratique a modifié ton quotidien ? Si oui, comment ?
En effet, un exemple très concret me vient à l’esprit. Il y a deux ans, lors d’une longue randonnée, j’ai été victime d’une double luxation de l’épaule. Sans aller dans les détails, je sais que si je n’avais pas eu le Yoga pour m’astreindre à une rééducation ciblée et adaptée, je n’aurai pas récupéré la totalité de ma mobilité. En complément du travail réalisé avec mon kinésithérapeute, j’ai pratiqué régulièrement et je ne sens aujourd’hui aucune douleur et je conserve l’amplitude dans mon articulation. Cette expérience m’a confirmé que nous sommes au centre de notre santé. Que les douleurs mais aussi le vieillissement ne sont pas des fatalités.
D’autre part, je me surprends régulièrement, dans les transports en commun, à adopter discrètement une posture, une intention et une respiration particulière. Je marche beaucoup et j’ai souvent besoin d’allonger les muscles. Oui, le Yoga fait partie de mon quotidien. Je vais d’ailleurs, sous peu de temps, aménager une partie de ma cave pour créer un espace de pratique.

Cette conscience et cet engouement ont-ils parfois été mis à mal ?
Quand j’ai commencé, à chaque début de cours, je me disais : "Aïe, aïe, aïe, ça va faire mal !" J’ai toujours eu en tête que, lorsque je pratique, je propose à mon corps des postures qui ne lui sont ni naturelles ni familières. A plus de 50 ans, j’ai passé plus de temps à faire souffrir mon corps dans certains sports traumatisants qu’à faire du Yoga. C’est un chemin difficile et l’acceptation de la douleur se fait étape par étape. C’est donc une reconquête exigeante à laquelle je ne renoncerais pour rien.

Qu’est ce qui te touche particulièrement dans la pratique du Yoga ?
J’aime la possibilité qu’il offre de sortir du brouhaha et des pollutions du binôme corps/esprit. Il permet de fixer l’esprit et travailler le moment présent. Le temps passé à aligner le corps et la respiration, c’est du temps qui n’est pas passé à alimenter des pensées parasites. Je fais le lien avec la pratique de la marche qui m’apaise énormément à chaque fois que je prends le temps de savourer un pas, une odeur, un bruit etc. C’est de la méditation active et j’apprécie cela. A chaque fois, je fais cet effort, je suis dans ma réalité. Pleinement vivant, dans le "game" comme j’aime à le dire. C’est parfois dur et toujours exigeant mais c’est plus beau que tout. Je pense aux jeunes générations, et je pense que c’est un sujet majeur : fixer l’esprit pour pouvoir l’apaiser.

As-tu rencontré une posture que tu apprécies particulièrement ?
J’aime pratiquer Utthita Trikonasana. J’aime l’ancrage, la hanche qui bascule, la torsion, la douleur observée et l’effort consenti par les épaules. Je vis cet alignement totalement. Tant et si bien que je l’ai déjà fait sur le quai d’une gare (rires). Et qu’est-ce que j’étais bien en rentrant ensuite dans le compartiment ! Ca n’est pas un simple étirement, tellement plus.

Merci Franck pour ces partages. Un mot pour la fin ?
Peut-être souhaiter au plus grand nombre de faire des rencontres qui les poussent à expérimenter le Yoga Iyengar®. Je suis aujourd’hui formateur dans mon activité professionnelle et je sais à quel point la transmission est essentielle. Que les élèves et les enseignants continuent à s’alimenter les uns les autres avec humilité, engagement et bienveillance.