Leçon 10 • 9 mai 2020

Méditation et dhyāna - Les différents types de pensées - Le matériau de la pensée- Les formes basiques et fondamentales de dhyāna- Questions/Réponses

"Je vais aujourd’hui répondre à certaines questions ou essayer de satisfaire votre curiosité. Ces demandes sont les bienvenues car elles font partie du processus d’apprentissage. Nous avons parlé de méditation et je vous rappelle que dhyāna ne signifie pas méditation. Dhyāna est un concept plus large. On a tendance à le considérer comme de la méditation et à considérer la méditation comme dhyāna ce qui n’est pas correct."

Nous avons parlé de méditation au sujet de la pratique de Guruji qui parlait de "méditation dynamique". La méditation dynamique est un pré requis qui fait intervenir les facultés supérieures du cerveau. Nous n’avons pas besoin de toutes ces facultés dans la vie de tous les jours. Nous avons besoin de la perception, de la cognition, de la mémoire, de l’imagination. Nous avons besoin de notre faculté d’analyse, de logique, de raisonnement. Toutefois, le cerveau a été doté de facultés supérieures.

La méditation est un terme qui relève de la psychologie. C’est un acte psycho-mental et c’est pourquoi il traite de la pensée, du penseur, du processus de pensée. Nous avons vu cela dans les sessions précédentes. Aujourd’hui, je voudrais insister sur le fait que vous ne devez pas confondre méditation avec dhyāna. De nos jours, il y a beaucoup de confusions de terminologie. La confusion provient en partie de la nécessité de traduire certains mots en anglais. Il y a 200 ou 300 ans, on n’avait pas besoin de tout traduire en anglais. Mais aujourd’hui, c’est devenu nécessaire et nous devons utiliser l’anglais et communiquer en anglais. Au sujet de la méditation dynamique dont parlait Guruji dans sa pratique, vous devez savoir que c’était pour son niveau à lui. Vous et moi, n’avons pas réellement ressenti le besoin de méditer en Śirṣāsana, Sarvāṅgāsana, Halāsana, Urdhva Dhanurasana, Trikoṇāsana.

Aujourd’hui, le mot méditation est utilisé comme un produit de consommation et on se tourne vers la méditation pour se relaxer, comme remède contre le stress, pour se déstresser. Dans le monde d’aujourd’hui, nous subissons beaucoup de tensions et nous avons besoin de gérer le stress. Si certaines activités vous déstressent, alors, le mental est serein, calme et on a tendance à appeler cela de la méditation. C’est une connotation qui provient de la société de la consommation. Elle est tout autre dans la sphère philosophique.

Certains philosophes parlent de transcendance. Vous ne pouvez-pas être absorbés par les affaires du monde matériel et essayer de méditer. Parce que dans ce cas, la méditation vous aide à fuir les épreuves du monde matériel et par conséquent, pour les philosophes, c’est encore une autre connotation. Le mental n’est plus seulement détendu. Des pratiques que l’on appelle "méditation" et qui visent à apaiser le mental, ne sont en réalité pas de la méditation. La méditation devrait être un processus de pensée supérieur, où interviennent les facultés les plus élevées du cerveau. Ces facultés sont : la contemplation, la réflexion, l’état méditatif. Certaines pensées réfléchissent, certaines sont réfléchies. A ce stade, je peux vous dire qu’il y a de nombreuses catégories de pensées. Il y a des pensées qui apaisent, qui dynamisent, des pensées stressantes, des pensées lénifiantes, de bonnes pensées, de mauvaises pensées, des pensées nobles ou ignobles, des pensées mondaines ou sublimes, des pensées transparentes, transcendantes, vertueuses ou malveillantes. Nous connaissons ces différentes catégories.

En tant qu’étudiants de yoga et puisque nous sommes dans une démarche d’étude ici, j’aimerais bien que vous preniez une feuille de papier et que vous recensiez ces différents types de pensées. Listez-les, il y a aussi des pensées réjouissantes, des pensées douloureuses… Certaines pensées ont un caractère philosophique, ont un potentiel philosophique ou recèlent du matériau philosophique. Ces pensées peuvent être matière à réflexion ou réflexives. De quel type de surface, avez-vous besoin pour réfléchir quelque chose ? Elle doit être lustrée, brillante. Des surfaces brutes, rugueuses n’ont pas la capacité de réfléchir. Donc, toutes les surfaces n’ont pas cette capacité. De la même manière, certaines pensées n’ont pas la capacité de réfléchir. Certaines pensées sont opaques. On ne peut pas y pénétrer. Par exemple, des pensées confuses, incompréhensibles. Il existe des pensées transparentes ou translucides. C’est un autre type de pensées que vous devriez essayer de collecter, parce que ce genre de pensées est nécessaire à l’état méditatif. Si vous cherchez à développer votre potentiel méditatif, faites l’inventaire et classifiez vos pensées.

Certaines pensées vous rendent contemplatifs, certaines pensées vous font réfléchir, d’autres pensées vous rendent méditatifs. Nous devons avoir un bagage suffisant de pensées comme celles-là pour accéder à la méditation ou à l’état méditatif. Parce que littéralement, la méditation implique ce type de pensées propices à la réflexion, des pensées réflexives plutôt que réfractaires. Vous comprendrez que ce type de méditation n’est pas la tasse de thé de l’homme ordinaire, ou de vous et moi. Cela ne fait aucun doute. Nous n’en avons pas besoin dans la vie de tous les jours, ou dans le monde extérieur. Alors pourquoi nous donnerions-nous la peine de collecter ce type de pensées ? Toutefois, si vous vous intéressez à la philosophie, en tant qu’étudiant de philosophie ou de yoga, vous devez éprouver le besoin de telles pensées et les recueillir.

Par exemple, si vous lisez un texte comme la Bhagavad Gītā ou les Upaniṣad, vous récolterez beaucoup de matière à réflexion. Si vous lisez les journaux ou un roman, vous n’avez pas besoin de cela, mais la poésie, certains poèmes rendront votre esprit philosophe. C’est à cause du contenu. Le contenu de ce que nous lisons est si important, c’est-à-dire le matériau de la pensée est important. Tout cela pour dire que la méditation n’est pas la tasse de thé de tout le monde, mais que nous, en tant qu’étudiants de yoga, nous en avons besoin. J’ai dit plusieurs fois que dhyāna n’est pas de la méditation et qu’il faut une certaine qualification pour méditer. Nous devons posséder un répertoire de certaines pensées philosophiques par nature, philosophiques en substance. C’est une compétence. Le matériau de la pensée est de nature philosophique. Sans ce type de pensées et sans avoir développé des fonctionnalités supérieures du cerveau, nous ne seront pas capables de méditer. Mais nous confondons cette méditation avec le yoga et avec dhyāna aujourd’hui.

Venons-en au cœur du débat : le yoga parle de dhyāna et la méditation dont nous avons parlé, la triade - pensée, penseur, processus de pensée- le processus analytique et cyclique (cf. leçon n°5) des trois, constitue l’un des aspects de dhyāna. Dhyāna possède d’autres facettes, c’est un concept beaucoup plus large. Et aujourd’hui, notre discussion va s’attacher à lever la confusion sur le concept de dhyāna. Quand Guruji parlait de méditation dynamique dans ses āsana, c’était à son niveau à lui. Il avait une certaine compétence. C’était "le niveau de B.K.S." Nous devons acquérir cette compétence, parvenir à ce calibre. Mais, nous allons aussi nous intéresser aux nombreux autres aspects de dhyāna. Il existe des formes basiques et fondamentales de dhyāna qui ne requièrent aucune qualification, d’aucune sorte. Elles ne font pas appel à des facultés supérieures de notre cerveau. Les facultés normales suffisent. Elles peuvent même être en dessous. Dhyāna est accessible même à un mental en dessous du niveau normal. Mais alors, pourquoi parler de compétence ? Dans son traité, Patañjali parle de trois catégories de dhyāna dans trois chapitres différents et qui correspondent à trois calibres différents. L’un de ces calibres est précisément qu’aucun calibre n’est requis. Dhyāna est pour tout le monde. C’est un terme aux significations multiples.

Nous avons vu plus tôt qu’il repose sur du matériau philosophique, où un certain calibre est requis. Venons-en au sens qu’en donne Patañjali. Certains connaîtront peut-être plusieurs strotra, c’est-à-dire l’éloge de certaines déités personnelles. L’un des plus connus par les indiens est "Ramā Raksha Strotram" qui commence par les mots "adha dhyānam". La déité personnelle ici est Rama. Donc, si vous récitez ce strotra, vous terminez par "iti dhyānam" (cela est dhyāna). On le récite et on le chante simplement. C’est une description de Rama pour dhyāna. Et nous méditons sur Rama en tant que déité personnelle. Mais nous devons méditer sur le sens et la raison d’être de ces vers. Un autre verset que vous connaissez concerne Viṣṇu.

C’est aussi un mantra qui sert de support à dhyāna :
Shantakaram Bhujagashayanam Padmanabham Suresham
Vishvadharam Gaganasadrisham Meghavarnam Shubhangam
Lakshmikantam Kamalanayanam Yogibhirdhyanagamyam
Vande Vishnum Bhavabhayaharam Sarvalokaikanatham

Pour chaque déité qui possède un strotra, il y a dhyāna. Nous devons savoir ce que disent ces vers et cela doit être inscrit dans notre mental. Même l’invocation à Patañjali que nous récitons, est un śloka (vers) pour dhyāna. Le deuxième vers : "ābāhu puruṣākāraṁ śaṇkha cakrāsi dhāriṇam |sahasra śirasaṁ śvetaṁ praṇamāmi patañjalim" est une description de Patañjali et nous devons avoir cette description, cette forme à l’esprit et méditer sur cette forme lorsque nous récitons.

Vous pouvez regarder différents strotra, ceux de Ganapatti, Dattatreya, Shiva, Shakti, Lakshmi, vous trouverez ces vers pour dhyāna. Ils commencent toujours par "atha dhyana" et se terminent par "iti dhyānam". Lorsque vous récitez, vous focalisez votre attention sur cette description de la déité personnelle pour diriger votre mental à l’intérieur. Ce dhyāna permet simplement d’amener le mental à l’intérieur.

Abordons maintenant une autre signification de dhyāna mentionnée par Patañjali lorsque le mental est un niveau inférieur c’est-à-dire perturbé, tourmenté, à l’agonie, effrayé, traumatisé etc. Depuis des temps immémoriaux, en Inde, on nous recommande de réciter le nom d’une déité personnelle. Vous ne pouvez pas qualifier un mental perturbé, de mental méditatif. Il n’y a pas d’état méditatif et pourtant, il y a de la méditation. Il y a une méditation de même nature que dhyāna, bien que votre esprit ne soit pas méditatif. C’est le dhyāna dont parle Patañjali dans le deuxième chapitre, 11ème sūtra : "dhyāna-heyāḥ tad-vṛttayaḥ". Lorsque que vous êtes assaillis par les sadripu, par la colère, l’anxiété, les soucis... différents états mentaux négatifs nous devrions simplement réciter le nom d’une déité. Même si vous n’êtes pas dans un état méditatif, c’est quand même dhyāna. Vous n’êtes peut-être pas compétents ou vous êtes sous-qualifiés, mais vous pouvez pratiquer cette forme de dhyāna.

Pourquoi est-il mentionné dans les yoga sāstra que vous n’avez pas besoin d’avoir un certain calibre pour pratiquer dhyāna ? Vous devez alors comprendre de quoi est fait votre corps. (cf. leçon n°13). Que cela vous plaise ou non, votre corps a besoin de dhyāna. Si quelque chose est bon pour vous, pour les muscles, pour la peau… alors vous allez le prendre (des protéines, des vitamines etc.) Si votre matière corporelle en a besoin, alors, vous allez lui donner. Vous lui donnerez tous les nutriments dont votre matière corporelle a besoin.

De la même manière, il y a certains aspects dans l’anatomie ésotérique pour lesquels japa est nécessaire tandis que l’anatomie et la physiologie ou la psychologie les ignorent. Sūkṣma śārīra (le corps astral que l’on appelle aussi corps électronique) a besoin de japa . Que vous soyez un yogi ou non, un pratiquant de yoga ou non, de la même manière que tout le monde a besoin de protéines et de vitamines, que vous soyez forts ou faibles, que vous soyez des athlètes ou des intellectuels, dans votre vie ou dans votre culture, vous prenez ces substances. Il en va de même pour certains aspects du corps subtil (sūkṣma śārīra). Japa lui est nécessaire et nous devrions tous pratiquer japa. Japa fera tout dont ce corps a besoin. Il lui donnera le repos, le bain, le sommeil, de l’exercice, de l’activité, de la nourriture, du divertissement. Essayez de faire une liste de tout ce dont votre corps grossier et votre mental grossier ont besoin.

Vous verrez que la liste est longue. Ce qui vous nourrit, ne vous distrait pas forcément et vice versa. Les besoins du corps grossier sont énormes et vous faites ce qu’il faut pour les satisfaire. En ce qui concerne le corps subtil, japa lui sert de bain, japa le repose, japa lui fait faire de l’exercice, japa lui permet de récupérer, japa le distrait…peut-être que ça ne vous distraira pas vous, mais lui, si. Le corps astral ou subtil ou électronique a besoin de tout cela. Un seul acte – japa - suffira à répondre à tous ses besoins. C’est un processus important d’adhyātma. Vous n’avez besoin d’aucune qualification. "Bhagvanama" ou la récitation du nom de votre déité personnelle est nécessaire. Dans beaucoup d’autres religions théistes, il est dit que vous devez vous souvenir de Dieu. Que signifie se souvenir de Dieu ?

Vous vous souvenez de quelque chose que vous avez vu ou dont vous avez l’expérience. Même si vous n’avez jamais vu Dieu, vous devez penser à lui et la seule manière d’y parvenir c’est nama, le nom. Dans nos sādhanā, nama est très important, parce que nous pouvons ainsi pratiquer japa qui est une forme de dhyāna. Le seul fait de pratiquer japa est dhyāna. Même si vous êtes distrait, même si le mental est volage, continuez japa, oralement ou mentalement. Japa peut aussi être silencieux ou murmuré. Il faut le faire pour le corps subtil. Patañjali introduit japa à trois endroits dans son traité. Dans le premier chapitre : "tasya vachakaḥ pranavaḥ", "tapaḥ svādhyāya ḹśvara praṇidhānāni kriyā yogaḥ" (Y.S.II, 1) Svādhyāya, c’est japa. Dans les niyama (śauca, saṅtosa, tapaḥ, svādhyāya), svādhyāya c’est aussi japa.

Cette forme de dhyāna ne requiert aucune qualification. C’est donc quelque chose que tout le monde peut, devrait et pourrait pratiquer. Il n’y pas d’obstacle, de barrière de compétence.

Il ne faut pas confondre dhyāna avec la méditation. La méditation est un terme qui relève de la psychologie. Dhyāna est un terme lié à la religion, à des formes d’adoration, à des rituels. Ce dhyāna est ouvert à tout le monde. Nous nous intéresserons à cette forme de dhyāna plus en détails dans la prochaine session.
Comme je l’ai dit, il y a trois types de dhyāna dont parle Patañjali et nous essayerons de les comprendre.

Avant de terminer, comme ces vidéos sont destinées à l’étude et que j’ai reçu des questions, je voudrais y répondre. Je souhaite dans cette étude que vous puissiez vous défaire de certaines illusions. Vous savez tous maintenant ce qu’est le yoga. Vous connaissez le deuxième aphorisme des Yoga Sūtra : "yoga citta vṛtti nirodaḥ", ce qui, en anglais, est traduit par "le yoga est le contrôle du mental". C’est une maladresse. Le contrôle du mental ne correspond pas à "citta vṛtti nirodaḥ". Patañjali n’a pas dit "mano vṛtti nirodaḥ yogaḥ".

"Mano vṛtti" représente le sommet de l’iceberg. "Citta vṛtti" représente l’iceberg. Le contrôle de "mano vṛtti" ne nous fera pas évoluer. Faire la sieste une demi-heure tous les jours ou dormir cinq ou six heures permet de contrôler le mental (au sens de manas). Nos fluctuations ou modulations mentales cessent dans le sommeil profond, dans un sommeil sans rêve, mais nous n’évoluons pas. Dès que nous nous levons le matin, nous sommes revenus à la case départ. "Mano vṛtti nirodaḥ" ne nous fera jamais évoluer. Cela se répète tous les jours, cela nous fait-il changer et évoluer ? Non ! Si le sommeil permettait de faire évoluer l’être humain, il n’y aurait qu’un puruṣārtha (but de la vie). L’être humain naîtrait et irait dormir. Au cas où l’on se réveille, on prend un cachet puis on se rendort et ainsi de suite. "Mano vṛtti nirodaḥ" ne permet pas l’évolution. Patañjali parle, lui de "citta vṛtti nirodaḥ". Pour expliquer "citta vṛtti", il faut expliquer les cinq vṛtti  : pramāṇa, viparyaya, vikalpa, nidrā, smṛtayaḥ (Y.S.I, 6). Ils ne cessent que pendant le sommeil. Mais on ne parle pas du contrôle de ces vṛtti là, de ces fluctuations présentes à l’état de veille. Pour qu’on les comprenne, il fallait bien décrire ces vṛtti à l’état de veille, mais c’est à l’intérieur qu’ils doivent être contrôlés. C’est une catégorie différente de citta vṛtti, qu’il faut contrôler par le yoga. Si le sommeil suffisait, à quoi servirait abhyāsa et vairāgya  ?

Il ne faut donc pas confondre "mano vṛtti nirodaḥ" et "citta vṛtti nirodaḥ". Il nous faudra donc comprendre ce qu’est citta. En quoi est-ce différent du mental ? Qu’est ce que manas ? Il faudra donc clarifier ces concepts dans notre étude.

Q/R : Sur la définition des pensées opaques, transparentes, translucides.
Il existe une matière à laquelle notre intelligence n’a pas accès. Comme si c’était verrouillé. Ce sont des pensées opaques. D’autres pensées sont transparentes ou translucides. Elles sont faciles à comprendre à notre niveau. On peut avoir des appréciations à propos de ces pensées, quel en est le but etc. D’autres pensées sont réflexives. Par exemple, comme une plaque en inox, elles permettent de réfléchir. Certaines pensées produisent une réflexion, puis une autre et encore une autre, à l’infini, comme deux miroirs face à face. Les deux miroirs posséderont alors les deux statuts : celui qui reflète ou réfléchit et celui qui est reflété ou réfléchi. Certaines pensées sont réflexives. Vous devenez contemplatifs, méditatifs, vous êtes intériorisés, attentifs. Certaines pensées reflètent aussi votre mental.

Ce sont ces pensées qui favorisent la méditation. Ce sont les différents types de pensées et en tant qu’étudiants de yoga, je crois que vous devriez étudier, sonder et identifier vos pensées. Seule une pensée qui est réfléchie et qui réfléchit peut servir de support à la méditation. Sinon, ça ne marchera pas.

Sur la déité personnelle : Ce n’est pas un concept universel. C’est comme pour le dharma et la religion. Dharma n’est pas la religion et la religion n’est pas dharma. Dans le dharma de la tradition indienne, il y a une déité personnelle, comme tout le monde a une icône personnelle. Quelle que soit votre foi ou même si vous êtes profane, vous révérez telle ou telle icône. Supposez que vous ayez une icône. Quel type de pensée nourrissez-vous pour cette icône ? La déité personnelle est comme une icône révérée pour le mental. Et dans une même famille, il pourra y avoir plusieurs déités personnelles. Chaque membre pourra avoir sa propre déité personnelle. C’est permis dans le "Sanatana dharma". C’est un avantage, une concession faite au mental.

Remerciements
Résumé en français réalisé par Marie-Laurence Cros.