Fabienne Biche nous parle de la revue Yogasara

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L’AFYI vous propose régulièrement de découvrir les activités de celles et ceux qui font la vie de l’association. Dans cet article, nous sommes allés à la rencontre de Fabienne Biche qui, depuis plusieurs années, œuvre à la parution de la revue Yogasara dont de nombreux numéros sont désormais disponibles en téléchargement libre. Publication annuelle destinée à tous les membres de l’AFYI, c’est l’un des symboles fort de l’association. A l’heure où Fabienne passe le relais de ses fonctions, elle nous parle de la philosophie de la revue et de sa fabrication.

Bonjour Fabienne. Pouvez-vous évoquer votre rencontre avec le yoga et votre arrivée au sein de l’AFYI ?
Bonjour, bien sûr. Je suis originaire de Voiron et pratiquante de Yoga Iyengar® depuis une vingtaine d’années. Je faisais auparavant beaucoup de danse en amateur. C’est une activité qui rythmait ma vie mais je savais que quelque chose me manquait. Quelques mois après la naissance de mon quatrième enfant, j’ai découvert le yoga et ce fut une révélation : le travail du corps prenait un sens profond et j’ai vécu un apaisement que j’ignorais possible. J’ai su alors que le yoga allait prendre de la place dans ma vie et pour longtemps. Dix ans plus tard, je devenais enseignante (niveau base II) et en 2013 j’intégrai le Conseil d’Administration (CA) de l’AFYI avec comme mission d’épauler de mon mieux Faeq Biria pour la réalisation de la revue Yogasara.

Faisons une petite pause pour évoquer votre engagement dans le CA de l’AFYI. Comment cela s’est-il passé ?
C’est une histoire très simple et qui illustre bien l’énergie formidable qui peut se dégager de la communauté du Yoga. J’ai participé à la Convention Nationale en 2013. Elle se déroulait "chez moi" à Voiron. Ce n’était que la deuxième fois que j’assistais à une convention, la première fois étant aussi à Voiron quelques années avant (c’était difficile de s’absenter 3 jours avec quatre enfants à la maison et un budget serré). Pendant l’Assemblée Générale, quasiment l’ensemble du conseil d’administration quittait ses fonctions si bien qu’un grand nombre de postes étaient à pourvoir pour constituer un nouveau CA.

Quelques personnes, qui se connaissaient un peu, avaient parlé entre elles de se présenter et elles se sont donc avancées à ce moment-là. Je n’en connaissais aucune mais j’ai aimé leur élan et je me suis surprise à lever la main pour les rejoindre ! Ensuite, lors de notre première réunion de CA, il fallait quelqu’un pour prendre en charge la communication de l’AFYI et particulièrement la publication de la revue Yogasara jusqu’alors assurées par une personne de l’ancien CA domiciliée à Grenoble et que je connaissais. La mission m’intéressait, le relais était facile, alors je me suis lancée.

Chaque adhérent connait la revue mais pouvez-vous nous parler de son origine et de sa philosophie ?
L’objectif tient dans la naissance même de l’AFYI, association nationale de Yoga IYENGAR®, telle que l’avait souhaité B.K.S. Iyengar en collaboration étroite avec Faeq Biria. Guruji a toujours souhaité que la promotion de la pratique à travers le monde se fasse par des hommes et des femmes de confiance respectueux et respectueuses de son enseignement. Tout le monde sait le lien fort qui existait entre les deux hommes et c’est ainsi que Faeq fut à l’origine de la création de l’AFYI en 1991 et par la suite de Yogasara, la revue (papier) de l’association pour ses adhérents.

La revue se veut une véritable interface avec Pune qui permet de diffuser, en français, des articles écrits principalement par la famille Iyengar, bien souvent extraits de la revue Yoga Rahasya, la revue de l’Institut Iyengar de Pune (RIMYI), ou bien recueillis lors d’une conférence ou d’une interview. Ainsi, dans chaque numéro, vous pouvez retrouver un texte de Guruji B.K.S, un de Geeta, un de Prashant ainsi qu’une partie technique sur un asana ou une séquence d’asana.

On a envie d’en savoir un peu plus sur l’organisation de l’équipe éditoriale de la revue. Comment est-elle composée ?
Il faut d’abord avoir à l’esprit que notre travail repose sur un engagement bénévole et que notre façon de travailler en 2013 n’est pas celle de 2019. Quand j’ai rejoint l’équipe, nous étions… trois puis deux. Faeq et moi (rires). Aujourd’hui, il y a six personnes pour mener à bien chaque numéro. Le Yogasara est à l’image de l’AFYI qui s’organise, se professionnalise, et se pérennise. Il y a donc bien sûr Faeq Biria (directeur de la publication), Christelle Chomier (nouvelle coordinatrice qui prend mon relais), Mylène Poirier (relecture générale et du sanskrit), Michèle Rolland (iconographie et impression), Jean-Luc Michel (relecture et coordination avec le graphiste), Ursula Arriaga ("en formation" iconographie pour prendre le relais de Michèle). C’est une belle équipe, très fournie et très engagée à laquelle il faut ajouter les traducteurs et le graphiste qui sont des prestataires extérieurs.

A présent nous sommes curieux de connaitre la façon dont vous vous organisez pour nous permettre de recevoir la revue dans nos boites aux lettres lorsque reviennent les beaux jours. Quels sont vos secrets de fabrication Yogasara ?
Globalement, nous nous réunissons une première fois à l’automne pour évoquer le numéro à paraître. Nous échangeons alors à bâtons rompus avec Faeq et à la sortie de cette réunion initiale, nous avons déterminé le thème de la revue. Faeq nous propose alors plusieurs textes en lien avec ce thème parmi lesquels nous en choisissons certains pour le numéro.

Ensuite, les textes sont envoyés aux traducteurs, puis vient le temps des choix iconographiques. Après que les textes nous sont revenus, nous procédons à leurs relectures. Puis, les textes et les images sont envoyés au graphiste/maquettiste pour le travail de mise en page. Après quelques aller-retours, le bon à tirer nous est envoyé et Faeq le signe pour impression. Une fois imprimée, une société de routage assure la mise sous pli de la revue et l’envoi dans les boites aux lettres. C’est le travail de toute une équipe qui repose sur l’engagement et la qualité mise en œuvre par chacun. Une équipe au sein de laquelle les échanges tiennent une place importante.

Le numéro 21 à paraître en 2020 se fera désormais sans vous Fabienne, pour quelles raisons passez-vous la main ?
Je crois que c’est une histoire classique. J’ai beaucoup appris, œuvré. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler aux côtés de Faeq et de toute la communauté de l’AFYI. La revue s’est structurée, a pris une belle maturité, le relais est pleinement assuré et même au-delà. Je la quitte car je souhaite aujourd’hui aller à la rencontre de nouveaux projets. Je pars heureuse, riche de plein d’expériences, je dis merci pour tout cela et je suis impatiente de recevoir le prochain Yogasara l’été prochain !